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Tout a commencer lorsqu’un livre de contes étrange s’est infiltré dans leur vie, à la poursuite d’une mère et de son fils fragile. Les peurs hantent Samuel, ce petit garçon de 6 ans qui a la capacité de percevoir les présences invisibles. La relation entre sa mère, Amelia, et lui se détériore petit à petit. Les réveils à la poursuite d’un monstre deviennent de plus en plus réels.
“Cela commence par la perte d’un être cher”, nous explique Jennifer Kent, réalisatrice de The Babadook, dans l’occasion du 10e anniversaire du film. Elle nous relate son parcours créatif, emprunté à son propre expérience personnelle de la perte. “Je me souviens que les gens m’avaient dit : ‘Le Babadook, c’est une erreur. Personne ne se souviendra de ce nom'”. Kent a préféré les décevoir, affirmant : “Les gens se souviennent des noms, et de ce qui a été produit”.
Aujourd’hui, le film est considéré comme un classique du cinéma d’horreur indépendant. Les lectures approfondies, les critiques scientifiques et les mèmes de l’Internet ont laissé une empreinte profonde sur ce film qui traite de la perte, du chagrin et de la violence.
La nouvelle réédition de The Babadook, mise en œuvre par Iconic Events et IFC Films, va permettre aux spectateurs de rediscover ce classique sous forme de projection en avant-première, au cinéma, le 19 et 22 septembre. Cette expérience unique fera peut-être resurgir des souvenirs et des émotions oubliées pour les spectateurs qui avaient vu le film il y a longtemps. Pour Kent, c’est un événement rare et magique : “Ressentir et faire partie d’une réponse collective à un film, il n’y a rien de tel. C’est quelque chose que je recherche vraiment”.
Le film qui a mis à l’ombre Kent dans l’univers cinématographique a connu une carrière internationale solide, grâce à Essie Davis, l’actrice australienne qui incarne le personnage de Amelia, la mère tourmentée. La performance d’Essie Davis, selon Kent, est simplement incroyable : “C’est une actrice tellement sous-estimée. J’aurais voulu montrer tout cela dans son jeu, toutes les fois où elle peut être violente, et toutes les fois où elle peut être vulnérable”. La réalisatrice a trouvé que travailler avec sa vieille amie était spéciale, ce qui les a fait vivre l’expérience de créativité dans une intimité complète.
Avant The Nightingale, film également réalisé par Kent, The Babadook l’avait déjà rendue plus sûr de ses moyens créatifs : “J’ai appris à garder mon sang-froid et à faire confiance. Avec Babadook, je ne savais pas si je pouvais faire un film. Mais oui, je pense que c’était plutôt une question de confiance”. De nouvelles expériences vont suivre, car Kent travaille sur un prochain projet d’adaptation d’un livre d’horreur, promis pour l’été prochain.
Enfin, dans cet article, nous sommes fiers de célébrer avec Jennifer Kent et The Babadook le 10e anniversaire de ce classique du cinéma d’horreur, un film qui a dévoilé les coulisses du chagrin et de la violence dans une langue universelle et poignante.
