Doctor Who Saison 1 Épisode 3, « Boom » poursuit la nouvelle ère créée dans le cadre d’une collaboration entre la BBC et Disney+. Réalisé par Julie Anne Robinson et écrit par Steven Moffatt. Le Docteur et Ruby, interprétés par Ncuti Gatwa et Millie Gibson, atterrissent sur une planète déchirée par la guerre, avec des ambulances hostiles et des évêques militaristes. Mais leur aventure s’arrête lorsque le Docteur marche sur une mine terrestre.
Dans une série jusqu’ici tentaculaire, énergique et aventureuse, « Boom » ralentit d’un coup. L’épisode passe presque toute sa durée au même endroit, planant autour de la situation du Docteur. Le Docteur a le pied sur une mine terrestre et ne peut donc pas bouger du tout. Cela amène l’histoire à venir au Docteur et à Ruby, et non l’inverse. Des émotions excessives ou des mouvements dramatiques pourraient faire exploser l’explosif futuriste.
L’histoire contient un commentaire social approfondi et détaillé sur presque toutes les facettes de la société. Moffat aborde le capitalisme, la guerre, la foi, les soins de santé, les algorithmes et bien d’autres sujets au sein de la même intrigue. Ils se connectent tous, alimentant des problèmes similaires et créant un endroit extrêmement hostile sur lequel les voyageurs temporels ont atterri. Brouiller les frontières entre évêques et soldats est un rappel à certains travaux antérieurs de Moffatt, qui font allusion à une idée plus longue et plus longue autour du concept.
Moffatt affiche non seulement du mépris pour de nombreux thèmes analysés dans le scénario, mais aussi une rage bouillonnante. L’ancien showrunner de Doctor Who répète l’expression « pensées et prières » d’innombrables fois, et à chaque fois, elles sont prononcées soit avec dédain, soit avec une saccharine maladive. Le rythme est peut-être plus lent que dans les itérations précédentes, mais c’est parfait. Le ton est toujours intense et la tension fait battre le sang dans les veines.
Et pourtant, l’éclat du concept de Doctor Who Saison 1 Episode 3 signifie que le Docteur et tout le monde doivent rester calmes pour éviter une calamité. Cela se manifeste à chaque instant possible, des monologues venimeux aux tragédies larmoyantes. Le problème et la fin abordent la mort d’une manière impitoyable et sans faille tout en étant touchants et attentionnés dans les mêmes scènes.
Le fait que « Boom » soit stationnaire et plus lent oblige ses acteurs à des performances phénoménales. Gatwa est phénoménal, affichant une autonomie considérable en cinquante minutes. Il doit rester complètement immobile pendant pratiquement tout l’épisode. Et pourtant, la performance est incroyablement physique, avec des expressions faciales délicieuses. Ses expressions en larmes et terrifiées sont stupéfiantes.
Toujours hilarant, c’est l’un des premiers cas où cette incarnation du Docteur se met en colère. Vraiment énervé. Gatwa affiche à nouveau cette présence, avec une fureur qui rétrécit ceux qu’elle vise. Un peu d’audace est insérée dans les lignes, réduisant le sujet de sa colère à la moquerie. Il leur rit au nez et se moque de la bêtise.
Quant à Ruby, son défi et sa puissance transparaissent. Son dégoût envers la société dans laquelle ils atterrissent révèle instantanément à quel point elle est intelligente et juste. Elle est encore incroyablement nouvelle dans les aventures, déconcertée par le danger immédiat et le chagrin qui lui arrive. Gibson peut être rapide et bavarde, mais s’arrête et laisse son visage en dire autant. En cas de besoin, son côté bienveillant se manifeste lorsqu’une jeune fille vient retrouver son père.
Un conflit déchirant sur la façon de procéder est remplacé par une honnêteté brutale, et à ce moment-là, Ruby est obligée de mûrir. Cet épisode présente les premiers signes de rébellion et de conflit entre les deux hommes. Tout cela se passe à travers un lieu d’amour, mais cela démontre ce qui se passe lorsque le Docteur et Ruby ne sont pas du même côté d’une dispute. Les performances renforcent un scénario de Moffatt qui dégouline déjà d’émotion, capturant chaque mot de manière impeccable.
La production est fascinante par sa statique. C’est à la fois simple et compliqué. Hormis l’ouverture, le casting se trouve dans un cratère explosé. Il réduit la visibilité de la planète ravagée et presse les plans au plus près des personnages. Cela fait ressortir chaque goutte d’émotion de leurs visages. Certains accessoires sont insidieux et révoltants, soulignant la cruauté des lieux masquée de gentillesse. Mais dans le ciel se trouve une superbe toile d’espace, donnant à Ruby son premier aperçu d’un monde extraterrestre. La simplicité du décor permet au message de Moffat de respirer.
Doctor Who Saison 1 Episode 3 est parfaitement profond. Là où Russell T. Davies était aventureux et bruyant lors de ses premières incursions dans la nouvelle ère, Moffat est calme et précis. La fin de la carrière de Moffat en tant que showrunner suggérait parfois que son étoile était en train de s’épuiser. Mais dans cet épisode, on nous rappelle son expérience et ses capacités. C’est une histoire qui vise tout, mais il y a un contrôle et une connexion avec tout cela.
Les problèmes étudiés proviennent tous d’un début similaire, et Moffat peut déclencher l’enfer sur tout cela. Doctor Who Saison 1 Episode 3 ressemble vraiment à une pièce de théâtre plutôt qu’à un spectacle de science-fiction et de voyage dans le temps. Les acteurs ont montré qu’ils peuvent être sur le devant de la scène avec pratiquement personne d’autre impliqué et captiver le public.
Boom est disponible sur BBCiPlayer au Royaume-Uni et Disney+ partout ailleurs.
Doctor Who Saison 1 Épisode 3 – “Boom”
10/10
TL;DR
Doctor Who Saison 1 Episode 3 ressemble vraiment à une pièce de théâtre plutôt qu’à un spectacle de science-fiction et de voyage dans le temps. Les acteurs ont montré qu’ils peuvent être sur le devant de la scène avec pratiquement personne d’autre impliqué et captiver le public.
