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Revue du Royaume de la planète des singes : une suite forte

Kingdom of the Planet of the Apes est une aventure visuellement magistrale et exaltante qui indique que la saga de la Planète des singes est loin d’être terminée. En 2017, Matt Reeves (The Batman) a terminé la trilogie de redémarrage de La Planète des singes de 1968 sur une bonne note avec War for the Planet of the Apes. La trilogie qui suit l’ascension simultanée du chimpanzé intelligent César (Andy Serkis) et la chute de l’humanité ont apporté un nouveau succès à la franchise de longue date.

Désormais, Wes Ball, de la célèbre trilogie The Maze Runner, est là pour assumer la tâche herculéenne de suivre l’histoire de César. Plus ou moins, il fait le travail et le fait bien. Se déroulant 300 ans après War For Planet of the Apes, Kingdom of the Planet of the Apes se concentre sur le chimpanzé Noa (Owen Teague), un jeune chasseur dans une communauté de singes évolués. Alors qu’il se prépare à une cérémonie sacrée pour son peuple, une civilisation rivale kidnappe les membres de son village.

Sous la tutelle de l’orang-outan solitaire Raka (Peter Macon), aidé par la ingénieuse humaine Mae (Freya Allan), Noa se retrouve face à face avec le chef des singes autoritaire Proximus Caesar (Kevin Durand). En accumulant des communautés de singes pour construire sa civilisation, Proximus est sur le point de faire une découverte qui pourrait changer à jamais le destin des humains et des singes.

Le Royaume de la planète des singes connaît un début difficile. Bien que faciles à aimer au sens large, Noa et ses amis Soona (Lydia Peckham) et Anaya (Travis Jeffrey) n’ont pas l’affection instantanée du César d’Andy Serkis. Les événements du village de Noa ne sont pas aussi fascinants que Wes Ball le pense. Au lieu de cela, les 20 minutes d’ouverture environ du Royaume de la planète des singes ressemblent à une mise en table obligatoire.

Mais qui a dit que la table ne pouvait pas être jolie ?

Sans l’ombre d’un doute, Le Royaume de la planète des singes est le plus beau film sur les singes à ce jour. Tournés principalement sur place par le directeur de la photographie Gyula Pados, les paysages présentés sont magnifiques. Les paysages urbains décrépits ressemblent plus à une adaptation à gros budget de The Last of Us qu’à la véritable adaptation de The Last of Us. La mousse et les arbres envahis par la végétation envahissent les imposants gratte-ciel. Les anciens marqueurs de prospérité se sont transformés en une véritable jungle urbaine.

De plus, les personnages singes sont rendus à un carrefour impressionnant de l’évolution. Pas tout à fait entièrement humanoïde, ni tout à fait primates, Ball embrasse l’étrange vallée et restitue ces créatures avec autant de détails que possible. Vous pouvez voir toutes les émotions dans les yeux de Noa. Même des filets de salive sont visibles lorsqu’il ouvre la bouche. L’équipe derrière ce film ne se contente pas de répéter les mêmes astuces de La Guerre pour la planète des singes.

Le même sentiment vaut pour le scénario. De peur que le marketing ne trompe le public, il s’agit sans aucun doute d’une suite aux films précédents traitant de l’héritage de César. Il y a ceux comme Raka, qui volent toutes les scènes dans lesquelles il apparaît, qui maintiennent toujours les enseignements de César contre le passage du temps. D’un autre côté, il y a ceux comme Proximus César, dans une performance très bruyante et grandiloquente de Kevin Durand, qui ont perverti l’iconographie de César à leur propre image.

Le foutu repaire post-apocalyptique de Proximus Caesar, doté d’un barrage retenant l’océan et d’un navire abandonné, ressemble à quelque chose de la franchise Mad Max. Par cette comparaison, je fais spécifiquement référence au royaume de Proximus, rappelant un fac-similé délabré d’un ancien lieu d’ordre qui abrite désormais de sinistres idéologies.

Une grande inquiétude au sujet du Royaume de la planète des singes était qu’il continuerait à décentrer davantage le commentaire social qui a été si vital pour la série depuis sa création. Heureusement, ce n’est pas le cas. Wes Ball souhaite que nous réfléchissions à la dichotomie croissante entre les humains et les singes. À travers le personnage de Mae, la question se pose de savoir si c’est à nous de faire obstacle à la révolution, même si cela signifie notre propre détriment.

Le personnage de William H. Macy soulève la question de savoir si l’inaction et la complaisance sont plus dangereuses. Le scénariste de Kingdom, Josh Friedman, estime que dans une révolution en cours, des choix distincts doivent être faits. Que ce soient les bons choix ou non, seule l’histoire en décidera. Mais qui peut diriger cette histoire – des gens comme Raka ou Proximus ?

En passant, il y a ici plusieurs morceaux de tissu conjonctif qui semblent ramener à la Planète des singes de 1968. S’il s’agit de fil d’Ariane et pas seulement d’œufs de Pâques pour les fans, alors ce projet étant une sorte de préquelle pourrait le rendre encore plus satisfaisant. Si ce n’est pas le cas, cela reste un projet très intéressant.

Il est clair que les scénaristes/producteurs de séries de longue date, Rick Jaffa et Amanda Silver, étaient là pour maintenir ce navire dans la bonne direction. Le Royaume de la planète des singes n’atteint pas les hauteurs stratosphériques du film original ou de la trilogie précédente, mais il s’agit d’un travail visuel réfléchi, passionnant et très abouti qui continuera à rehausser le profil de la franchise. Comme diraient les adeptes de César : « Les singes ensemble sont forts », et si des créatifs talentueux continuent de travailler, cette franchise continuera d’être forte.

Regardez Le Royaume de la planète des singes en salles le 10 mai 2024.

Royaume de la planète des singes

8/10

TL;DR

Le Royaume de la planète des singes n’atteint pas les hauteurs stratosphériques du film original ou de la trilogie précédente, mais il s’agit d’un travail visuel réfléchi, passionnant et très abouti qui continuera à rehausser le profil de la franchise.

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